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samedi, 7 mars 2026
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Gratuité de l’électricité : La mesure effective à Saponé

Le directeur général de l’ABER, Ismaël Nacoulma : « Plus de 90% des clients n’ont pas payé de facture pendant les mois concernés par la mesure ».

La Fédération des sociétés coopératives d’électricité du Burkina (FESCOOPEL/B), en compagnie de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER), a effectué une visite terrain le samedi 25 juillet 2020 à Saponé, dans la région du Centre-Sud. Elle s’est rassurée de l’effectivité de la gratuité de l’électricité, une des mesures sociales prises par le chef de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.

Seydou Congo et Florence Yalpougdou sont des bénéficiaires des mesures de gratuité de l’électricité décidées par le président du Faso, pour faire face aux conséquences de la COVID-19. Ces habitants de Saponé, localité située à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou, n’ont pas dissimulé leur joie.

Ils ont confié que l’argent qui devrait servir à payer les factures d’électricité durant ces trois mois a servi à couvrir d’autres besoins de leurs familles. Une autre habitante qui a apprécié cette initiative a avoué que la mesure a contribué à la réussite de ses enfants aux examens.

« Avant la gratuité, les enfants ne pouvaient pas étudier jusqu’à une certaine heure, parce que nous les obligions à éteindre la lumière, de peur que la facture ne soit trop élevée. Grâce à cette mesure, les résultats ont été satisfaisants cette année », a-t-elle déclaré.

Pour constater l’opérationnalisation de cette mesure, la Fédération des sociétés coopératives d’électricité du Burkina (FESCOOPEL/B) et l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER) ont échangé avec les clients de ladite localité, le samedi 25 juillet 2020. Le président de la FESCOOPEL/B, Harouna Sandwidi, a souligné que l’électricité est un puissant outil de développement et les coopératives d’électricité offrent aux populations, une précieuse matière pour leur bien-être économique et social.

« La FESCOOPEL/B a pour rôle l’accompagnement technique, le suivi au quotidien de ses membres, afin d’atteindre l’objectif visé, qui est la viabilité technico économique de ses structures », a-t-il expliqué. Le directeur général de l’ABER, Ismaël Nacoulma, a pour sa part indiqué que de nos jours, plus de 30% des clients ruraux dépendent des FESCOOPEL/B à travers les coopératives d’électricité (COOPEL), organisées pour donner aux populations tous les avantages financiers liés à ces mesures sociales.

Selon lui, le taux d’électrification rural au Burkina Faso qui était de 3% dans les années antérieures est passé aujourd’hui à 21%, alors que l’engagement du gouvernement était d’atteindre un taux de 19% d’ici à fin 2020. « Nous sommes au-delà des objectifs fixés, mais la demande est encore forte sur le terrain. Si 21% de la population ont accès à l’énergie, cela veut dire qu’il y a 79% qui n’en ont pas et c’est le ‘’challenge’’ que nous relevons au quotidien », a-t-il précisé.

Possibilité d’allègement des factures

Le directeur général de l’ABER, Ismaël Nacoulma : « Plus de 90% des clients n’ont pas payé de facture pendant les mois concernés par la mesure ».

Pour le président de la FESCOOPEL/B, Harouna Sandwidi, une des options de la stratégie d’électrification du Burkina Faso, est de passer par l’électrification rurale.

Les bénéficiaires ont souhaité que cette mesure de gratuité soit prolongée, car à les entendre, la relance économique n’est pas totalement effective. L’autre doléance est la réduction des montants des factures. M. Nacoulma les a rassurées, qu’elles seront étudiées, afin de trouver des solutions idoines. Il a noté qu’à Saponé, 20 lampadaires sont en train d’être implantées sur l’aire du marché, en vue de booster le développement socio-économique. « Dans cette localité, il y a d’abord l’extension du réseau pour permettre à bon nombre de personnes de disposer de l’électricité.

Ensuite, nous allons voir dans quelle mesure avec la COVID-19, le gouvernement pourrait contribuer à l’allègement des factures, surtout pour la population rurale en cette période hivernale», a-t-il souligné. Il a fait savoir que si la population elle-même peut disposer d’un poteau d’éclairage, l’agence en ajoutera quatre autres. Le maire de la commune de Saponé, Abdoulaye Compaoré, qui s’est réjoui de la mesure de la gratuité de l’électricité et de la promesse faite par le directeur général, M. Nacoulma, a noté que des dispositions seront prises avec l’ABER, pour que ce vœu se concrétise.

Par ailleurs, il est prévu le lancement prochain du système à prépaiement, avec le déploiement de 25 compteurs intelligents. La localité est également bénéficiaire d’un projet-pilote de réhabilitation et de renforcement des lignes. Ce projet touchera, de l’avis du directeur général de l’ABER, seulement 10 localités dont fait partie Saponé, avec l’implantation de 200 poteaux d’ici à fin 2020.

Amélioration du taux d’électrification rurale :L’ABER propose une nouvelle approche

L’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) a, lors d’un atelier national tenu les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, dévoilé sa nouvelle approche d’amélioration du taux d’électrification rurale.

Le ministère de l’Energie, à travers l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER), veut satisfaire aux recommandations du Plan national de développement économique et social (PNDES) pour accroître d’environ 3% à 19% le taux d’électrification rurale (ER) à l’horizon 2020. Lors d’un atelier national sur la question, organisé par le ministère de l’Energie, les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, l’ABER a, ainsi, dévoilé sa nouvelle approche d’Améliorer la performance du modèle de l’ER au Burkina Faso. Cette thématique, articulée autour de « l’état des lieux sur l’opérationnalisation du modèle actuel des coopératives d’électricité (COOPEL) », « les principaux défis identifiés dans le concept actuel des COOPEL» et « la nouvelle approche de l’ABER pour l’électrification rurale », a été débattue par l’ensemble des acteurs du secteur, en général, et des représentants des COOPEL, en particulier. Selon le directeur général de l’ABER, Ismaël Somlawendé Nacoulma, d’importants investissements appuyés par les partenaires financiers ont été mis en œuvre pour offrir la lumière aux petites localités majoritaires au Burkina Faso. « Pour accélérer l’électrification rurale, le défi est donc de déterminer le potentiel, les technologies adéquates et le modèle économique adapté à ces petites localités », a-t-il déclaré.

                               Mutualiser les efforts des acteurs

Une autre vision, de l’avis de M. Nacoulma, est de mutualiser les efforts de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour sa longue expérience, des COOPEL pour leur connaissance locale et des acteurs du privé pour des investissements conséquents. Ce, a-t-il expliqué, afin de permettre à tous, l’accès à l’électricité, au pays des Hommes intègres. « Cependant, l’accent devrait être porté sur ce qui importe pour les consommateurs finaux, c’est-à-dire les services électriques rendus possibles grâce à l’électricité comme source d’énergie et non pas l’électricité elle-même », a-t-il indiqué. Pour Ismaël Somlawendé Nacoulma, la nouvelle vision de l’ABER se fonde également sur une phase transitoire du modèle communautaire d’ER au Burkina Faso. Pour cela, a-t-il déroulé, il faut, entre autres, assainir la situation par la révision de la tarification et le renforcement du réseau visant à favoriser l’intervention accrue du secteur privé. Toutefois, le premier responsable de l’ABER a rappelé que cette stratégie, prenant actuellement en compte près de 154 568 abonnés, a été précédée d’investissements ayant permis d’électrifier 872 localités par la SONABEL et les COOPEL. Face à la thématique développée, des participants, à l’image de Jean Sylvestre Sandwidi, ont recommandé de reformer le modèle coopératif en vue de dynamiser celui économique. Les intervenants ont, aussi, proposé de réviser le mode et la structuration de la facture SONABEL, d’effectuer une tarification basse tension pour les COOPEL et relire l’arrêté 2009-19 conformément au décret  d’imposition de 10 KW de puissance électrique.

Créer un cadre d’échanges périodiques

Il s’agit, en sus, pour eux, au niveau étatique, de créer un cadre d’échanges périodiques avec l’ensemble des acteurs, présenter les opportunités de l’ER au secteur privé et fournir une base de données continue des opportunités mise à jour par région assortie d’une cartographie en ligne. Du point de vue de l’intervenante d’un des groupes de travail, Sonia Bandé, il faut renforcer la sécurité des infrastructures électriques dans un contexte d’insécurité. Au sortir du conclave, le représentant de la gouverneure du Centre-Sud, Amidou Soré, s’est convaincu que l’atelier va permettre de donner l’énergie productive aux populations rurales. Il a salué le choix du thème avant d’inviter tous les acteurs à s’approprier le document final. Le conseiller technique du ministre de l’Energie, Jean-Baptiste Kaboré a, pour sa part, laissé entendre que la nouvelle approche de l’ABER, avec le soutien du gouvernement, va atteindre les objectifs fixés. Il a, par ailleurs, rassuré de l’accompagnement du département de l’énergie à l’ABER pour réussir le challenge. Quant au chef de mission du projet Energie et croissance économique durable dans la boucle du Mouhoun (ECED) financé par le Canada, Maxim Fortin, il a assuré que sa structure va, de même, soutenir l’ABER dans son processus d’ER, en tant que Partenaire technique et financier (PTF).

Electrification rurale : L’Agence burkinabè de l’énergie rurale présente sa nouvelle approche

Le taux d’électrification dans l’ensemble des pays du G5 Sahel est d’environ 20%, selon l’Alliance Sahel. Ce taux est deux fois inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et quatre fois moins que la moyenne mondiale. Le Burkina Faso a entrepris d’atteindre un taux d’électrification en zone rurale de 19% à l’horizon 2020. C’est dans ce sens que le ministère de l’Energie a tenu, les 3 et 4 octobre 2019 à l’Hôtel Imane de Noryida, dans la région du Centre-Sud, un atelier sur l’électrification rurale au Burkina Faso. Les participants, venus des différentes localités du pays, ont réfléchi sur l’amélioration de la performance du modèle d’électrification rurale au Burkina Faso.

En inscrivant l’électrification rurale dans une perspective de développement économique pérenne sur la base de la viabilité technique, économique et financière, le Burkina Faso a établi, dans son référentiel de développement (le PNDES), d’atteindre un taux d’électrification rurale de 19% à l’horizon 2020. Pour cela, il a été confié à l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) la tâche de travailler à l’implication du secteur privé, des collectivités locales et des usagers, ainsi que la mobilisation de financements concessionnels, en plus des ressources nationales et des financements commerciaux.

Préalablement connu sous l’appellation Fonds de développement de l’électrification (FDE), l’ABER affiche à ce jour les acquis suivants : 251 localités raccordées au réseau national, cinq systèmes isolés, onze projets engagés dont le PASEL (financé par la Banque mondiale qui permettra d’électrifier 229 localités) et le projet Yeleen (financé par la BAD, qui prévoit un raccordement de 264 localités en on et off-grid pour alimenter 125 000 ménages, soit 900 000 personnes).

Ainsi, durant ces 48 heures, l’ABER a échangé avec les acteurs de l’électrification rurale et les représentants des Coopel sur sa nouvelle approche pour l’électrification rurale et le processus d’opérationnalisation du nouveau modèle de concession en vue de porter le taux d’électrification rurale à un niveau fort appréciable. Pour ce faire, les participants ont fait un diagnostic de l’état des lieux de l’opérationnalisation du modèle actuel des Coopel, identifié les principaux défis dans le concept actuel des Coopel et adopté la nouvelle approche pour l’électrification rurale.

En outre, les participants se sont penchés sur la nécessité de trouver des solutions pour les Coopel en arrêt, d’intégrer les questions environnementales dans la politique d’électrification, d’éclairer les acteurs sur la logistique des tarifs d’électricité.

Dans son allocution de clôture, le secrétaire général de la région du Centre-Sud, Amadou Soré, est revenu sur l’intérêt de l’amélioration du taux d’accès des populations rurales à l’électricité. Tout en félicitant les participants pour la qualité du travail abattu, il les a rassurés de la prise en compte des orientations qui ont été faites pour améliorer la performance des Coopel/OLM.