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vendredi, 13 août 2021
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    Amélioration du taux d’électrification rurale :L’ABER propose une nouvelle approche

    L’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) a, lors d’un atelier national tenu les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, dévoilé sa nouvelle approche d’amélioration du taux d’électrification rurale.

    Le ministère de l’Energie, à travers l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER), veut satisfaire aux recommandations du Plan national de développement économique et social (PNDES) pour accroître d’environ 3% à 19% le taux d’électrification rurale (ER) à l’horizon 2020. Lors d’un atelier national sur la question, organisé par le ministère de l’Energie, les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, l’ABER a, ainsi, dévoilé sa nouvelle approche d’Améliorer la performance du modèle de l’ER au Burkina Faso. Cette thématique, articulée autour de « l’état des lieux sur l’opérationnalisation du modèle actuel des coopératives d’électricité (COOPEL) », « les principaux défis identifiés dans le concept actuel des COOPEL» et « la nouvelle approche de l’ABER pour l’électrification rurale », a été débattue par l’ensemble des acteurs du secteur, en général, et des représentants des COOPEL, en particulier. Selon le directeur général de l’ABER, Ismaël Somlawendé Nacoulma, d’importants investissements appuyés par les partenaires financiers ont été mis en œuvre pour offrir la lumière aux petites localités majoritaires au Burkina Faso. « Pour accélérer l’électrification rurale, le défi est donc de déterminer le potentiel, les technologies adéquates et le modèle économique adapté à ces petites localités », a-t-il déclaré.

                                   Mutualiser les efforts des acteurs

    Une autre vision, de l’avis de M. Nacoulma, est de mutualiser les efforts de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour sa longue expérience, des COOPEL pour leur connaissance locale et des acteurs du privé pour des investissements conséquents. Ce, a-t-il expliqué, afin de permettre à tous, l’accès à l’électricité, au pays des Hommes intègres. « Cependant, l’accent devrait être porté sur ce qui importe pour les consommateurs finaux, c’est-à-dire les services électriques rendus possibles grâce à l’électricité comme source d’énergie et non pas l’électricité elle-même », a-t-il indiqué. Pour Ismaël Somlawendé Nacoulma, la nouvelle vision de l’ABER se fonde également sur une phase transitoire du modèle communautaire d’ER au Burkina Faso. Pour cela, a-t-il déroulé, il faut, entre autres, assainir la situation par la révision de la tarification et le renforcement du réseau visant à favoriser l’intervention accrue du secteur privé. Toutefois, le premier responsable de l’ABER a rappelé que cette stratégie, prenant actuellement en compte près de 154 568 abonnés, a été précédée d’investissements ayant permis d’électrifier 872 localités par la SONABEL et les COOPEL. Face à la thématique développée, des participants, à l’image de Jean Sylvestre Sandwidi, ont recommandé de reformer le modèle coopératif en vue de dynamiser celui économique. Les intervenants ont, aussi, proposé de réviser le mode et la structuration de la facture SONABEL, d’effectuer une tarification basse tension pour les COOPEL et relire l’arrêté 2009-19 conformément au décret  d’imposition de 10 KW de puissance électrique.

    Créer un cadre d’échanges périodiques

    Il s’agit, en sus, pour eux, au niveau étatique, de créer un cadre d’échanges périodiques avec l’ensemble des acteurs, présenter les opportunités de l’ER au secteur privé et fournir une base de données continue des opportunités mise à jour par région assortie d’une cartographie en ligne. Du point de vue de l’intervenante d’un des groupes de travail, Sonia Bandé, il faut renforcer la sécurité des infrastructures électriques dans un contexte d’insécurité. Au sortir du conclave, le représentant de la gouverneure du Centre-Sud, Amidou Soré, s’est convaincu que l’atelier va permettre de donner l’énergie productive aux populations rurales. Il a salué le choix du thème avant d’inviter tous les acteurs à s’approprier le document final. Le conseiller technique du ministre de l’Energie, Jean-Baptiste Kaboré a, pour sa part, laissé entendre que la nouvelle approche de l’ABER, avec le soutien du gouvernement, va atteindre les objectifs fixés. Il a, par ailleurs, rassuré de l’accompagnement du département de l’énergie à l’ABER pour réussir le challenge. Quant au chef de mission du projet Energie et croissance économique durable dans la boucle du Mouhoun (ECED) financé par le Canada, Maxim Fortin, il a assuré que sa structure va, de même, soutenir l’ABER dans son processus d’ER, en tant que Partenaire technique et financier (PTF).

    Electrification rurale : L’Agence burkinabè de l’énergie rurale présente sa nouvelle approche

    Le taux d’électrification dans l’ensemble des pays du G5 Sahel est d’environ 20%, selon l’Alliance Sahel. Ce taux est deux fois inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et quatre fois moins que la moyenne mondiale. Le Burkina Faso a entrepris d’atteindre un taux d’électrification en zone rurale de 19% à l’horizon 2020. C’est dans ce sens que le ministère de l’Energie a tenu, les 3 et 4 octobre 2019 à l’Hôtel Imane de Noryida, dans la région du Centre-Sud, un atelier sur l’électrification rurale au Burkina Faso. Les participants, venus des différentes localités du pays, ont réfléchi sur l’amélioration de la performance du modèle d’électrification rurale au Burkina Faso.

    En inscrivant l’électrification rurale dans une perspective de développement économique pérenne sur la base de la viabilité technique, économique et financière, le Burkina Faso a établi, dans son référentiel de développement (le PNDES), d’atteindre un taux d’électrification rurale de 19% à l’horizon 2020. Pour cela, il a été confié à l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) la tâche de travailler à l’implication du secteur privé, des collectivités locales et des usagers, ainsi que la mobilisation de financements concessionnels, en plus des ressources nationales et des financements commerciaux.

    Préalablement connu sous l’appellation Fonds de développement de l’électrification (FDE), l’ABER affiche à ce jour les acquis suivants : 251 localités raccordées au réseau national, cinq systèmes isolés, onze projets engagés dont le PASEL (financé par la Banque mondiale qui permettra d’électrifier 229 localités) et le projet Yeleen (financé par la BAD, qui prévoit un raccordement de 264 localités en on et off-grid pour alimenter 125 000 ménages, soit 900 000 personnes).

    Ainsi, durant ces 48 heures, l’ABER a échangé avec les acteurs de l’électrification rurale et les représentants des Coopel sur sa nouvelle approche pour l’électrification rurale et le processus d’opérationnalisation du nouveau modèle de concession en vue de porter le taux d’électrification rurale à un niveau fort appréciable. Pour ce faire, les participants ont fait un diagnostic de l’état des lieux de l’opérationnalisation du modèle actuel des Coopel, identifié les principaux défis dans le concept actuel des Coopel et adopté la nouvelle approche pour l’électrification rurale.

    En outre, les participants se sont penchés sur la nécessité de trouver des solutions pour les Coopel en arrêt, d’intégrer les questions environnementales dans la politique d’électrification, d’éclairer les acteurs sur la logistique des tarifs d’électricité.

    Dans son allocution de clôture, le secrétaire général de la région du Centre-Sud, Amadou Soré, est revenu sur l’intérêt de l’amélioration du taux d’accès des populations rurales à l’électricité. Tout en félicitant les participants pour la qualité du travail abattu, il les a rassurés de la prise en compte des orientations qui ont été faites pour améliorer la performance des Coopel/OLM.

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